Recueil « Solidarités numériques et politique de la ville »

Réalisé par le Secrétariat général à la Ville, en Février 2011

« Nous avons essayé de reconstituer l’histoire de cette inflexion dans le partenariat entre État et collectivités locales dans une contribution à un rapport déjà relativement ancien, « La France et la Société de l’Information », rapport du Comité d’analyse économique remis au Premier ministre en décembre 2003. Dans cette contribution, nous signalions que, après une phase où l’action de l’État pouvait être caractérisée, selon l’expression d’Élie Cohen, par la manifestation d’un « Colbertisme High Tech », la décennie 2000 semblait quant à elle marquer un recul de l’intervention directe de l’État, ce qui se traduisait concomitamment par une sorte d’appel à l’initiative des acteurs publics directement au contact de la demande sociale : les collectivités locales. Nous avions alors considéré que, après le temps du « Colbertisme High Tech », l’État adoptait progressivement un modèle d’action reposant sur la mobilisation de ces acteurs dans le cadre d’appels à la prise d’initiative, voire à l’expérimentation. Les instruments principaux de ce modèle d’action pouvaient être « le label et la toise ». »